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Ces statistiques portent sur mes 100 dernières enquêtes sociales ; obtenues par les auditions des enfants et mes entretiens avec les parents, grands-parents, enseignants, médecins de famille. Concernant le ressenti des enfants, voir paroles d'enfants

- 24 troubles du langage, relevés par les familles et (ou)  l'école et constatés par moi

- 12 problèmes d'énurésie nocturne et parfois diurne

- 4 problèmes de défécation dans leurs sous-vêtements ; les 4 enfants, de jeunes garçons, dissimulaient leurs excréments dans leur lit ou sous les tapis ; 2 roulaient du plat de la main leurs excréments, (comme de la pâte à modeler disaient-ils ) avant de les dissimuler. Sanctions physiques des parents.

- 2 tentatives de suicide "appels à l'aide" ; absorption de produits médicamenteux.

- 6 fugues, pour fuir le conflit parental quotidien

- 12 attitudes de prostration, notamment dans le cadre scolaire, en interclasse.

- 46 attitudes agressives habituelles, au sein de la fratrie, dans le cadre scolaire à l'encontre d'élèves et parfois d'Enseignants.

    La plupart des enfants violents sont non cadrés au sein de leur famille, où ils sont très rarement sanctionnés ; un terme revient souvent dans la bouche de ceux qui les décrivent : " chiens fous".  Il existe dans ces familles des rapports très égalitaires, les enfants sont souvent les confidents de leur mère, le père n'a pu, voulu ou su s'imposer.

- 67 problèmes scolaires ( redoublement, difficultés à suivre le programme) constatés avant et après la séparation. Tendance à évolution positive, après la séparation, lorsque le conflit parental était très important.

    Pour une minorité d'enfants ou adolescents, les études deviennent un refuge et dans un premier temps aucune baisse des résultats n'est constatée ; les parents peuvent être amenés à banaliser le conflit qui perdurera et ne cessera, le plus souvent,  qu'à la faveur d'une brutale prise de conscience provoquée par l'effondrement de l'enfant.

- 14 enfants victimes au sein de leur famille, de faits qui ont ou pu  recevoir une qualification pénale  : délaissement, actes de maltraitance, atteintes sexuelles... ; le suivi Judiciaire est systématique (saisine du Juge pour Enfants et  (ou) du Parquet).

    Les enfants frappés, le sont le plus souvent par le compagnon ou compagne de leurs parents, avec des justifications éducatives ; une majorité de ces adultes reproduisent leur propre schéma éducatif. Ce phénomène transgénérationnel est également constaté dans les atteintes sexuelles.

    Certains enfants interprètent un habituel comportement violent à leur encontre, comme une manifestation d'intérêt et d'attachement   ; ils se sentent alors moins aimés de leurs parents après l'intervention des services Judiciaires : "ils me disent plus rien, ils me laissent faire tout ce que je veux, ils m'aiment plus!"

    Il y a une constante dans les atteintes sexuelles, qui durent parfois plusieurs années, c'est l'incapacité des membres de la famille à en prendre conscience, malgré les modifications du comportement de l'enfant : repliement, agressivité, fugue, problèmes scolaires... C'est le grief d'aveuglement, d'indifférence, voire de lâcheté, qui est le plus souvent formulé par l'enfant, l'adolescent et plus tard l'adulte, à l'encontre de ceux qui ne l'ont pas protégé. Cette attitude familiale est ressentie aussi douloureusement que l'atteinte sexuelle elle même  : "ils n'ont pas voulu comprendre".